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Chapter 29 - X LED TECH...

La phrase de Virginie n'était pas compréhensible pour l'enquêteur.

Et pourtant… dans son regard, il lisait quelque chose de rare.

Non

Une vérité.

Pas celle qu'on improvise.

Pas celle qu'on invente pour se protéger.

Non.

Une vérité qui ne s'obtient qu'avec l'expérience… et la douleur.

Le cœur battant Virginie ne voulais qu'une chose.

Partie d'ici.

Non pas parce que elle ne voulait pas répondre aux questions, mais parce que elle savait que aucune réponse ne serait utile.

Rien de ce qu'elle pouvait dire pourrais changer la situation.

— " il faut que je parte! " Dit virginie, le son de sa voix comme étouffé.

Elle le sentais, j'étais bientôt prêt d'elle. Et même si le calme était une pourriture décorer. Virginie ne voulais pas paraître folle.

Du moins, pas plus qu'elle est déjà.

Le silence qui suivit était presque violent.

Un silence d'adieu.

Un de ceux qui laissent des traces.

Puis une voix trancha l'air :

— « Est-ce que vous connaissez Xled Tech ? » demanda l'enquêteur.

À peine la question posée, une autre voix, plus basse, plus dure, s'imposa :

— « Tu n'es pas obligée de répondre. » Dit Léo Bastien.

Son ton était sec.

Imposant.

Il ne parlait pas fort… mais chaque mot résonnait comme un avertissement.

Virginie leva les yeux vers l'enquêteur.

Elle hésita une fraction de seconde. Son regard se posa sur la pendule du couloir. Comme un murmure elle écoutait se mouvement.

— « Oui… c'est une agence de vidéosurveillance et de logistique, je crois. »

Sa voix était calme, mais quelque chose vibrait dessous.

Une tension presque palpable.

Elle reprit :

— « Quel est le rapport avec mon cas ? »

L'enquêteur soupira légèrement.

Pas un soupir de fatigue…

Un soupir de conflit intérieur.

Au fond de lui, une pensée insistait :

Elle est sincère…

Et peut-être qu'elle peut nous aider.

Mais certaines vérités ne se donnent pas.

Elles se paient.

— « Disons qu'on a retrouvé des caméras de cette marque… utilisées par des membres de la famille de votre défunt époux dans la maison lorsque on vous à interpellé.»

Un silence.

Cette fois, il n'était pas vide.

Il était lourd.

Léo et Virginie échangèrent un regard.

Un regard chargé de sens.

— « Est-ce que vous avez pu analyser les enregistrements ? » demanda Léo, plus attentif.

— « Désolé. Je ne peux pas vous donner ce genre d'information. Je vous en dis déjà beaucoup. »

Virginie hocha lentement la tête.

— « Je comprends… »

Virginie se voyait attaché dans son esprit. Les choses qu'elle avait réussi a iniorer pendant qu'elle était prisonnière lui fesait maintenant souffrir.

Le cliquetis des stylos au loin, résonnait comme si les affaires traité par les autres agents dans des bureaux opposé au couloir de la salle d'interrogation, étaient des tonnerres.

Elle n'écoutait plus rien si ce n'est que ce bruit sourd mais inexistant.

Même pas le dialogue entre l'agent et Léo.

Juste des lèvres qui fessait des mouvements...

Léo glissa la main dans sa poche.

En sortit une liasse de billets, serrée, prête.

Il la tendit.

— « Je vous donne ça… si vous me tenez informé. Sur tout. »

L'enquêteur resta figé une seconde.

Virginie aussi.

— « Qu'est-ce que tu fais ?! » lâcha-t-elle, choquée. Encore un peu sonnée.

— « Je sais ce que je fais. » répondit Léo, calme. Presque rassurant.

Le genre de calme… qui cache des décisions déjà prises.

L'enquêteur hésita.

Une seconde.

Deux secondes.

Puis il prit l'argent.

Ses doigts se refermèrent dessus… comme sur une promesse.

Ou une condamnation.

Il observa les billets dans sa main.

Comme un prix.

Un prix qu'il paierait plus tard.

Parce qu'au fond…

Rien n'est gratuit.

Même pas un service.

Le silence retomba dans le couloir.

Mais cette fois, il n'était pas lourd.

Il était… bloqué.

Comme une enquête qui n'avance plus.

L'enquêteur passa une main sur son visage, visiblement agacé par quelque chose de plus grand que lui.

— « Je vais être clair avec vous… »

Il regarda Léo.

Puis Virginie.

— « Les caméras Xled Tech qu'on a retrouvées… on sait qu'elles étaient actives. On a les installations, les branchements, les logs réseau. »

Léo hocha légèrement la tête.

— « Donc vous avez les images. »

— « Non. »

La réponse tomba, nette.

— « On a le contenant… mais pas le contenu. »

Un silence.

Virginie fronça les sourcils.

— « Comment c'est possible ? »

L'enquêteur croisa les bras.

— « Parce que ce ne sont pas des caméras classiques. »

Il marqua une pause.

— « Tout est externalisé. Les flux sont envoyés directement sur des serveurs sécurisés de Xled Tech. »

Léo comprit immédiatement.

— « Donc sans accès aux serveurs… vous n'avez rien. »

— « Exactement. »

Un léger temps.

— « Et Xled Tech est une entreprise privée. Très stricte. Très fermée. »

Virginie murmura presque :

— « Donc vous devez demander une autorisation… »

— « Un mandat. »

Le mot claqua.

— « Et pour obtenir ce mandat… il faut prouver que les images contiennent un élément lié à l'enquête. »

Léo esquissa un sourire froid.

— « Donc vous devez prouver quelque chose… que vous ne pouvez pas voir. »

L'enquêteur soutint son regard.

— « Bienvenue dans ma réalité. »

Silence.

Le jeu était clair maintenant.

Bloqué.

Verrouillé.

Mais pas impossible.

— « On est en contact avec eux, » reprit l'enquêteur.

« Mais ils ne lâcheront rien sans procédure officielle. Et croyez-moi… ils savent exactement ce qu'ils font. Ce genre d'entreprise ne laisse aucune faille. »

Virginie recommença a écouter les sons qu'elle seule pouvait entendre.

Les sensations des liens qui la retenait lui donne l'impression d'être encore en chêne.

Les images lui frappait au visage, pendant que l'enquêteur et Léo Bastien discutaient.

— « Et vous attendez quoi de nous ? » dit Léo.

L'enquêteur hésita puis il regarda Léo longuement.

— « Vous avez dit que vous connaissiez cette entreprise. »

Léo ne répondit pas tout de suite.

— « Disons… que j'ai déjà eu affaire à eux. »

— « Alors vous savez aussi qu'ils ne coopèrent pas gratuitement. »

Un silence.

Puis :

— « Si vous avez la moindre information… un accès, un contact, une faille… ça peut accélérer les choses. »

Virginie releva la tête.

— « Vous nous demandez de vous aider à contourner une entreprise privée ? »

— « Je vous demande d'aider une enquête. »

Dit l'enquêteur, la gorge sèche.

Et tout le monde le savait.

— « On a assez parlé. »

Il ajusta sa veste.

— « Si on a quelque chose… vous serez informé. »

L'enquêteur ne répondit pas.

Parce qu'il savait déjà :

Ils allaient chercher de leur côté.

Et ça…

c'était dangereux.

L'air était plus froid dehors.

Ou peut-être que c'était eux.

Virginie marcha quelques pas sans parler.

Puis elle se tourna brusquement vers Léo.

— « Tu savais. »

Ce n'était pas une question.

Léo soupira légèrement.

— « Je me doutais. »

— « ABOGHE… Xled Tech… tu savais que c'était lié. »

— « Pas à ce point. » répondit Léo.

— « Pourquoi tu veux fuir ? Je le vois dans tes yeux... »

Il la regarda droit dans les yeux.

— " Je ne comprends plus rien dans votre famille... Tout le monde dit que GRÉY et un monstre, qu'il a tué l'une des jeunes de Chancia. "

Il s'arrêta un moment de parler son souffle perdu.

— " Et toi ça mère, tu veux le tué ? Pourquoi ? "

Dit Léo la voix Forte. Plus forte que dans ses habitudes.

Virginie ne réagit pas, elle marchait juste pour aller le plus loin possible de ce lieu.

Car elle savait maintenant que personne ne pouvait la croire .

— " j'ai juste une question pour toi Léo... "

Dit virginie dans un ton qui cache la douleur et la rage de ceux qu'elle a vécu.

En entendant ça il comprit que c'était le moment de vérité.

— " aime mon fils plus que tout au monde. Mais jusqu'à ce soir je ne savais pas tout ce que je sais sur lui . "

Le cœur de Virginie se serra.

Devant la porte du commissariat, elle s'arrêta. Des larmes descendaient sur sa bouche.

— " on n'y vas . Je t'expliquerai lorsque je me sentirai en sécurité. "

Dit virginie, en essuyant les larmes sur ses joues. Sa voix déterminer...

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